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CCTA : Amar Ghoul doit s’expliquer !!!


- Vous venez d’adresser une lettre ouverte au ministre des Transports dans laquelle vous dénoncez en quelque sorte des emplois fictifs dont ont bénéficié les enfants de hauts responsables algériens. Les personnes citées sont-elles toujours en poste ?

Nous précisons que nous avons bien demandé au ministre, Amar Ghoul, de confirmer ou de démentir la liste publiée. Nous lui avons demandé de publier l’intégralité des noms du personnel d’Air Algérie, surtout ceux activant à l’étranger, en précisant leurs salaires et leurs diplômes. La liste publiée est composée de noms recoupés selon les déclarations de plusieurs cadres sûrs d’Air Algérie et aussi de médias sûrs (dont El Watan, qui a publié un article sur le frère du président, Abdelghani Bouteflika, conseiller juridique à Air Algérie).

Les derniers noms reçus sont : la fille de Bensalah (président du Sénat) qui est à Paris ; le frère de Sidi Saïd (secrétaire général de l’UGTA) à Lille ; la belle-sœur de Saïd Bouteflika à Paris ; le fils de Djamel Bouras (député de l’émigration) ; la fille de M. Aattia (colonel au DRS et nouvel ambassadeur aux EAU) à Marseille ; la fille du colonel Mahi (DRS) à Marseille ; la nièce de Yahia Guidoum (ancien ministre et sénateur) et la nièce de Mohamed Bedjaoui (ancien ministre des AE) à Nice.

- Comment s’est effectué le recrutement des proches de ces hauts responsables, selon vous ?

Selon nous, ces recrutements se font par téléphone. «Allo, ma fille ne fait rien. Trouve-lui un travail à l’étranger.» Dans les consulats et les ambassades, c’est le même scénario. Cela explique le soutien de gens comme Sidi Saïd au 4e mandat du président Bouteflika et les autres bénéficiaires de l’anarchie en Algérie, caractérisée par l’absence de justice, l’exclusion des compétences, l’absence d’institutions qui demandent des comptes, etc.

- Avez-vous eu une réponse d’Air Algérie ou du ministère des Transports pour cette question ?

Non ! Il n’y a eu aucune réponse, ni du ministre, ni d’Air Algérie. Mis à part un petit accusé de réception écrit en majuscule et sans signature, suite à nos e-mails adressés à Air Algérie. Concernant le même sujet, nos questions à Aigle Azur, après sept relances, sont restées sans réponse. Quant à Air France, dans sa dernière réponse, elle a évité les questions comme «pourquoi sa filiale Transavia dessert la Tunisie et le Maroc mais pas l’Algérie» ; la question sur la «réelle existence d’une concurrence loyale» dans le marché algérien, sa politique tarifaire, les aéroports algériens desservis par Aigle Azur mais pas par Air France… Pour les repas non adaptés, sa réponse était : «C’est un problème avec le fournisseur local.» 

El-Watan : «Amar Ghoul doit s’expliquer»

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